lundi 19 octobre 2009

Petra

A y est nous y voilà ! Pétra la fameuse ! Pétra la magnifique ! Pétra le trésor...

C'est clairement la visite que nous attendions le plus. Les photos de la porte, appelée le trésor, nous avaient bien fait rêver. Les guides disent que le site est gigantesque mais nous n'avions aucune idée de ce à quoi il peut ressembler...

Avez-vous déjà connu ce sentiment de déception... après avoir vu des photos magnifiques d'un site, lu des descriptions... vous vous êtes imaginé le lieu et au moment où vous y êtes enfin, le cadre n'y est pas, ou c'est plus petit que dans votre imagination, ou c'est en travaux... Pétra c'est PAS CA ! Pétra c'est plus beau et plus grand et plus impressionnant que ce qu'on pouvait imaginer avant d'y être !

Le cadre d'abord : on entre sur le site par un canyon (sec). Large par endroit il finit par se rétrécir jusqu'à déboucher sur une place, face au trésor ! On a beau commencer par le plus connu et peut être bien le plus beau, le reste du site n'en est pas décevant pour autant. On accède par d'autres canyons à d'autres façades, des vallées plus dégagées permettent de voir au loin d'autres monuments troglodytes pour certains, montés de toute pièce pour d'autres. Des randonnées dans les montagnes alentours révèlent tantôt des nouveaux monuments, tantôt des vues grandioses sur les montagnes, les vallées et les canyons avoisinants.
La géologie ensuite : on appelait Pétra la bariolée tant il y avait de couleurs de roches juxtaposées les unes à côté des autres formant des ondulations. C'est jaune, c'est rose, c'est bleu, c'est orange... on dirait que c'est peint. Par moment, on a même du mal à distinguer les reliefs des portes taillées dans la pierre tant c'est bariolé !
L'authenticité aussi : des bédouins vivent toujours sur le site !
Le mystère enfin : il semble qu'il y ait encore beaucoup à découvrir. Il y a environ 5 ans, des archéologues se sont aperçus que le sol de l'époque était 10m plus bas par endroit (notamment au niveau du trésor) ce qui voudrait dire que ce que nous voyons par endroits est peut être le 2è étage du site ! On imagine tout ce qui reste à découvrir sous nos pieds...

Pour la petite histoire, ce sont les Nabatéens qui ont construit ce site. Au 1er siècle av JC, ils ont tout simplement détournés le cours d'eau du canyon permettant d'accéder au site afin d'en faire l'unique point d'entrée de leur citée qui devait ainsi être facile à défendre. Ils ont ensuite taillé dans les montagnes habitations, façades, tombeaux, … le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils voyaient grand !
Au final, nous aurons passé 3 jours sur ce site et l'auront bombardé de photos. J'ai fait mon max pour vous donner une idée de tout ça mais c'est impossible de le rendre par écrit et même avec photos... à vous de venir découvrir Pétra par vous même :)

Demain Wadi Rum des foins.

jeudi 15 octobre 2009

Rando dans Dana

Aujourd'hui rando dans la réserve naturelle de Dana!
Nous partons du haut des gorges de Dana au petit matin (bon ok on a feignassé, il est 10h), le soleil est déjà bien présent. Pas de problème, on a prévu le coup, on a un camel-back isotherme (réserve d'eau à installer dans son sac à dos et possédant une pipette pour boire) et plus de 4L sur nous. Le trajet est ultra simple: descendre dans le canyon sur une route qu'on ne perd jamais de vue – et pour cause toujours dégagée – puis remonter au village. On en a déjà faites des randos à la con mais là je crois qu'on tient le ponpon. Mais bon on est jeunes, on est fous, on y va !
Au bout de 30minutes de descente à se péter les cuisses tellement c'est raide et tellement le sol se dérobe sous nos pieds, nous effectuons notre première pause à l'ombre d'une petite niche formée dans un rocher. La vue est magnifique, la température agréable grâce à une légère brise, et l'envie de marcher s'estompe progressivement. Un regain de courage inexplicable nous fait reprendre notre chemin.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons au palier sympa de la ballade, c'est « presque plat » et le temps reste clément Nous effectuons notre pause déjeuner à l'ombre d'un petit bosquet fort agréable, puis nous nous préparons à la remontée. Il est 13h, l'aller nous a pris 2h sans les pauses, on devrait en avoir pour 3h max, c'est dans nos cordes. Enfin ça c'est sans compter sur notre ami le soleil. La tranche 13h-16h n'est définitivement pas la bonne pour marcher dans le désert, et encore moins dans une vallée encaissée. Alors certes, le paysage est magnifique et quand on sera arrivés on se dira que le déplacement en valait la peine, mais là maintenant, alors qu'on marche depuis 1h dans le sens du retour et que la pente se fait de plus en plus sentir dans nos cuisses, que l'expression « soleil écrasant » prend tout son sens, je ne peux réprimer l'interjection suivante « pu$#& de mère de chemin de m#~!@ en plein cagnard qui fait ch#%§ avec son soleil de
me&$# » *Attention le programme que vous venez de voir comportait des scènes susceptibles de choquer les plus jeunes, il était donc recommandé de les écarter du post*.
16h30, la dernière goutte d'eau coule de notre réserve, le village est proche, l'idée même de la bouteille d'eau fraiche sortant du frigo de l'hôtel pourrait me faire saliver si je n'avait pas sué toute l'eau contenue dans mon organisme.
Bouteille récupérée, une bonne douche, et une bonne sieste en perspective... Ahhhh enfin
Quelqu'un essaye d'ouvrir notre porte. « Ah ben celle là est fermée à clé, tu peux demander au gérant de nous l'ouvrir? »
Christèle bondit du lit, ouvre la porte et explique que « euh oui c'est occupé là », puis réponse pas aimable de la vieille qui cherchait à rentrer dans notre chambre... Trop fatigués, on ne relève pas et on attend le gérant.
Visiblement, notre chambre était déjà réservée pour la deuxième nuit et ils avaient raté ce détail. On nous propose un tente sur le toit...
Pas très content, je file chercher une solution de secours au deuxième hôtel de Dana, situé à 50m. Ils sont complets, nous proposent aussi une tente sur le toit, mais ont l'avantage de proposer des transferts à Pétra. On change donc d'hôtel et c'est pas plus mal puisque l'accueil y était nettement meilleur et la bouffe excellente.

Demain Pétra pétra pas ? Pas plus haut que son cul en tout cas !

Dana

Aujourd'hui nous partons pour Dana, un périple en bus qui consiste à rejoindre la bus station puis Tafila (en bus), puis Qadsidya (en bus), puis enfin Dana (en taxi).

Ça c'est le plan. Et comme d'habitude avec nous, ça se passe pas comme prévu.

Déjà pour rejoindre la bus station, il faut se frayer un chemin dans le centre ville de Kérak. Tiens, des bus, on va voir. Après plusieurs essais infructueux, un policier (de la police du tourisme) vient à notre rencontre, nous fait monter dans un bus et au bout de 5 minutes de trajet nous indique l'endroit où nous trouverons notre bus. Efficace sympa et gratuit, c'est cool puisque c'est le genre de course qu'un taxi facture tranquilou 3JD.

Nous voici donc sur le parking où un bus est présent, mais c'est pas le nôtre; dommage. On nous invite donc à patienter à un arrêt où nous rencontrons un prof d'anglais jordanien. Nous discutons avec lui, tout d'abord de sujet banals, comme d'où nous venons, où nous sommes allés, où nous allons, comment on a trouvé le pays, les gens etc. Puis ensuite des sujets un peu plus profond comme la religion ou la place de la femme dans la société jordanienne. Rencontre surprenante et très enrichissante (et je dis pas ça parce qu'il nous a offert deux Fantas en partant).
Il nous aura aussi dégoté un chauffeur vers Tafila pour un prix modique et qui doit nous déposer devant notre prochain bus. Seul petit point noir, nous partirons lorsqu'une personne en plus sera là. Nous croyons à un taxi-service, mais c'est en montant dans sa voiture que nous découvrons que c'est un particulier qui, surprise, ne parle pas l'anglais. Il est malgré cela très avenant et nous propose même de mettre une de nos cassettes dans son autoradio. Nous partons 10 minutes plus tard, après qu'il ait engueulé son pote qui est en retard et s'être excusé une bonne dizaine de fois.
La route entre Kérak et Tafila est magnifique, un désert rocheux et montagneux avec des points de vues que notre chauffeur ne manque pas de rechercher pour qu'on en prenne des photos. Parmi nos arrêt, un check-point militaire. Nous cherchons nos passeports, mais le passager nous dit « no problem » nous montre les deux cartes que le chauffeur vient de présenter au soldat du barrage et ajoute « he soldier, me his captain ». Après avoir échangé autant qu'on a pu avec eux, nous sommes déposés devant notre bus qui part dans la minute. Cool, une correspondance bien négociée !
Le reste du trajet est plus classique, comme toujours nous sommes les seuls touristes du mini-bus et nous sommes regardés tels des ovnis; et comme souvent le chauffeur ou son assistant s'occupe de nous prévenir lorsque nous sommes arrivés (c'est pas si facile qu'il n'y paraît).
Nous arrivons à 15h à Dana, un tout petit village perché en haut d'une impressionnante vallée. Nous dévorons le repas qui nous est servi et profitons du calme du lieu pour nous reposer et préparer notre rando du lendemain devant le joli coucher de soleil.


Demain on reste à Dana, on va marcher et première depuis une semaine, pas de transport à gérer !

mercredi 14 octobre 2009

Le Wadi Mujib

Après vous avoir assomés hier, aujourd'hui on va faire soft!

Au programme, le Malaqi Trail, un enchainement d'une heure et demie de rando en montée sous le soleil, une heure de baignade dans un torrent dont l'eau était à 30°C (si si vraiment!), une petite pause puis une descente dans le Mujib Canyon, dans de l'eau plus fraiche (25°C, ça va encore). On a donc eu droit à quelques petits sauts à 4-5m, des toboggans (certains à faire sur les pieds, ça surprend), et la cerise sur le gâteau: un rappel de 20m avec l'eau de la cascade qui tombe sur la tête. « enjoy, enjoy » qu'il disait!

Le cadre était vraiment exceptionnel et inoubliable, donc inutile de prendre des photos! (inoubliable – photo – humour !). On en aura peut-être, mais ça dépend d'un tcheque, alors on verra...

Voilà c'est tout, on va quand même pas vous faire des pavés tous les jours!

Demain Dana Brillant, la soeur de Dany Boon

mardi 13 octobre 2009

Kérak

Dans la série les taxis sont nos amis, aujourd'hui un épisode à inscrire dans les annales.

Nous avons décidé de partir pour Kérak 1 jour plus tôt que prévu et d'augmenter ainsi le temps à consacrer aux superbes paysages du sud. L'hôtel réglé, il nous faut rejoindre la Wahdat station, située hors plan sur nos guides.

1er taxi hélé, le mec comprend visiblement rien à l'anglais et me tend son portable « Bus station to Karak? Why bus? Take taxi, 50 JD! »... 5minutes pour lui faire comprendre ce qu'on voulait, arrive donc la fameuse question: « How much? »: « 5JD ». Nous nous concertons. Nous nous retournons vers le chauffeur qui nous lance alors un : « 10 JD ». Sur ces mots Christèle tourne les talons et le chauffeur de crier « 5JD ! 5 JD ! » de nouveau. Cela ne nous a pas convaincu.
Taxi : 0 / Pastele : 1 !

On descend donc la rue et 50m plus loin nous profitons d'un carrefour pour attraper le premier taxi qui arrive. Premier soulagement, le petit papy parle anglais, a le sourire, et nous indique son compteur comme tarif. Ok ça semble honnête, on est parti ! Enfin 2 minutes après, le chauffeur nous propose un « Turkish coffee ». La bonne surprise : du très bon café, non sucré avec un léger goût de cardamone. Merci papy taxi ! Arrivés à la station, il nous pose devant le bon bus, après nous avoir défendus devant la horde classique de taxi-service qui profitent que les destinations soient exclusivement inscrites en arabe pour re-router les touristes dans leur voiture. Il nous dit alors (in English please) : « Ils sont fous ces gens ! Ils veulent absolument vous faire prendre le taxi alors que je leur dis que vous prenez le bus ». Enfin quelqu'un qui nous comprend. Papy si tu savais, ça nous arrive tout le temps ! Au final la course+tip nous coute 4JD, mais aura été un moment agréable. De quoi se réconcilier un peu avec la profession. Mais la journée n'est pas terminée...

2h de route et et nous voilà à Kérak ! Nous prenons possession d'une chambre à la vue magnifique sur la vallée, et demandons à notre hôte s'il peut contacter un taxi pour faire l'aller-retour au Wadi-Mujib le lendemain. Pour situer la complexité de la demande, il faut que le chauffeur nous amène à une distance de 50km à 6h du matin, et nous ramène 6 heures plus tard. Ça semble périlleux mais on tente.
En allant rechercher nos passeport 15min plus tard, je trouve le gérant de l'hôtel en pleine discussion avec le supposé taxi. Premier prix annoncé: 50JD. Outch... J'indique que c'est beaucoup plus que ce qu'on pensait mettre histoire de faire descendre le prix. 5 minutes de négociations plus tard (le taxi ne parle évidemment pas l'anglais sinon c'est trop facile) 45JD, pas mieux. Je dis donc au gérant que je vais voir avec Cri, qu'on va se renseigner autrement et qu'on lui donne notre réponse dans la soirée.

Retour à la chambre: conseil de guerre, nous allons à la taxi station de Kérak, bien décidés à éprouver nos (très faibles) qualités de négociateurs et revenir avec une autre proposition.

10 minutes plus tard, nos sommes en plein centre populaire de Kerak, ça grouille, ça sent les épices et le poulet grillé, et nous sommes devant 4 taxis à l'arrêt; non non pas de bureau de renseignements, la taxi station: c'est ça.
Allez on se lance, on se dirige vers l'un d'entre eux. Ah ben tient c'est étonnant il parle pas l'anglais ! Donc forcément il appelle un pote... qui parle pas non plus l'anglais. Arrivent donc deux autres personnes d'on ne sait où. Ça y est ils sont en surnombre. Les questions fusent, j'en comprends pas la moitié, et de toute façon je crois qu'elles n'attendent même pas de réponse.
Et là, coup de théâtre: le chauffeur présenté par l'hôtel arrive dans la mêlée. Et merde, non seulement notre plan diabolique va foirer, mais en plus il va faire se vexer et ne voudra plus nous emmener...
En fait, il ne nous parle même pas, et a priori défend son territoire. Ils en viennent même aux mains! Bon ils rigolaient mais quand même, ça fait un choc de voir des adultes s'étrangler dans la rue!
Bref, au milieu de tout ce joyeux bazar, un prix se fait entendre, 60JD. Ouais mais non faut pas déconner, on a déjà moins. Alors on y va au bluff: on veut 30JD pas plus. Notre proposition a le mérite de faire partir 2 taxis, les autres nous expliquant qu'à ce prix là, on ne trouvera pas.
Tant pis, on repart broucouille, à la fois un peu dégoutés de notre échec et réalisant que 45JD c'était un bon prix et que putain c'est cher la Jordanie en fait!
Taxi : 1 / Pastele : 1.

Après une visite du château de Kérak, nous rencontrons deux beneluxoises (je sais à 2 c'est pas possible mais j'ai la flemme) intéressées par l'aller au Wadi Mujib, ce qui suscitera peut-être l'augmentation du prix de 5JD d'après notre négociateur de l'hôtel.

Après une mauvaise nuit de sommeil (pas possible les prières des muezzins la nuit !), nous retrouvons donc nos Bénéluxoises et le taxi à 6h du matin. Pas de renégociation du prix à la vue des nouvelles venues... étonnant ! Après 10 minutes à rouler au milieu de nulle part le taxi nous informe que ce sera +10jd. Nous nous offusquons tous mais le taxi ne parle toujours pas anglais. Voyant que le débat n'avance pas, on laisse tous tomber en se disant qu'on verra bien à l'arrivée.

On arrive donc et là, c'est reparti. Comment expliquer au taxi qu'elles ne font que l'aller, que le négociateur nous a dit pas plus de 5JD de surcout et que le taxi c'est pas le bus, on ne paye pas par personne, quand on ne parle pas de langue en commun. Quand on ne peu pas argumenter, la négociation se limite à des gros non de la tête et répéter le prix que l'on veut sans convaincre personne. Finalement, nous trouvons sur le site un guide qui parle anglais. Après force explications, nous tombons d'accord pour +5jd à condition que le chauffeur emmène nos Beneluxoises à leur prochaine destination en fin de journée pour encore 25JD. Là il était content le chauffeur ! Nous aussi dans un sens d'arriver à un accord SANS s'être fait avoir.
Taxi : 2 / Pastele : 2

Cette partie se conclut sur un match nul... mais que de belles actions ! Quelle partie disputée ! Du haut niveau... Et vive le bus !


Demain: Wadi Mujib'aigne mes fesses.

lundi 12 octobre 2009

Jarash

Au matin du 2è jour... on n'a pas bcp vu le matin du 2è jour en fait... d'abord parce qu'on a bien dormi (et qui dit bien dormi dit dormi tard dans notre référentiel), ensuite le petit déj de l'hôtel s'est quelque peu fait attendre (sans parler de la déception que nos petits estomcs ont ressenti quand ils ont vu de quoi il était fait : confiture non identifiée, oeuf dur, café au lait archi sucré... le point fort étant le pain pita et le beurre... wouhou !)

Bref... nous sommes finalement partis en fin de matinée. Arrivée à la station de bus en taxi sans encombre (et vive les compteurs ! On n'a pas l'impression de se faire avoir au moins ! Oui non j'ai pas trop confiance dans les taxi...)
On trouve le bon bus finger in the nose et nous voilà parti pour Jérash (qui se prononce Jarash cf conclusion d'hier). Arrivée à Jérash, un Jordanien nous indique le site... trop facile ! Arrivé sur le site, on débarque dans un petit bazar aménagé où les vendeurs ne nous sautent même pas dessus. Il n'y a même plus de challenge. On procède donc à la visite.

Jérash, pour vous donner une idée, c'est comme un gros site antique d'Italie mais dans un paysage désertique. La cité a été envahie et détruite par un nombre impressionnant d'empires : Corinthiens, Romains, Byzantins, Perses et Arabes ! (+ des tremblements de terre) Si bien que s'y juxtaposent des colonnes Corinthiennes, 2 cirques romains et un forum, le temple de Zeus, le temple d'Artémis, 3 églises chrétiennes ornées de mosaïques byzantines et enfin une cathédrale construites avec les pierres du temple de Dionysos.
Jolie ballade vraiment !
Juste... on a fait tout ça en plein cagnard avec quasi pas de coin d'ombre. Entre 12h et 14h... parce qu'on est parti tard, parce qu'on a fait la grasse mat. On s'était pas encore rendu compte à quel point il fait beau ici. Et bien je vous le dis : il fait beau ! Super beau ! Soleil lourd qui tape fort ! Sans vent ! Bon je râle mais j'apprécie carrément :)

Le retour fut moins zen que l'aller : des rabatteurs nous criant dessus comme du bataille « Ammaaan ! Ammaaaan ! » nous ont fait monter dans un mini-bus qui n'est parti qu'une fois blindé. Arrivé à Amman, je pense que nos chauffeurs avaient décidé d'emmener tous les gens qui voulaient aller quelque part là où ils voulaient aller sans passer par la gare d'arrivée que nous attendions.
Passons... nous finissons pas sortir du bus et nous nous rendons à la librairie de Paris ! Allez savoir ce qui nous a attiré :) Elle donne sur le square de Paris où on trouve une fontaine, des bancs et 1 colonne Maurice. Cela nous était tellement naturel qu'il nous a fallu un moment pour comprendre que c'était désigné comme nos parcs Parisiens et qu'une square Ammanien de ressemblait pas habituellement à cela.

Nous avons fini la journée dans ce café planifiant autant que possible notre itinéraire pour les jours à venir mais cela est une autre histoire...

Demain Kérak lure de taxi.

dimanche 11 octobre 2009

Day One : Amman

Avant de nous engouffrer dans la capitale jordanienne, nous faisons un corchet par le mont Nebo, lieu culte où "Moise contempla la terre promise". Heureusement pour le peuple juif, il n'y est pas arrivé aujourd'hui, puisqu'on n'a pratiquement rien vu (à cause d'une légère mais tenace brume). Petite déception quand on sait que par beau temps, on peut voir jusqu'à Jerusalem... et premier rendez-vous manqué avec la mer morte.

Après une aventure sympatique avec notre taxi (qu'il a fallu guider dans Amman pour nous amener à notre hotel et qui nous a delesté de 10JD supplémentaires – soit +50% de la course – car il n'avait pas de monnaie... et nous non plus !), nous déposons nos sacs dans notre hôtel et partons à l'aventure dans Amman.
Notre objectif : la citadelle. Du haut de ses remparts 1000 siècles nous contemplent... ah non c'est pas là... Mais on a quand même une vue imprenable sur la ville basse (downtown comment vous dites... le centre ville) : le théatre romain, le forum, l'odéon, le fabuleux drapeau jordanien, (20x40m à 120m de haut !!) et le quartier très populaire où nous avions pu manger homous et fallafels pour 4JD à deux. Des prix défiants toute concurrence et faisant un peu mieux passer la pillule du matin.

La citadelle se compose de remparts de colonnes greques et romaines, d'un diwan (salle de réception bizantine...) et autres ruines. Un bon metling pot antique en somme ! Alors que nous arpentions ces ruines, les voix de muezzin surgirent de 3 directions différentes autour de la colline. On a beau ne donner ni l'un ni l'autre dans la religion, nous avons été saisi par la mystique de ces chants. A notre décharge, imaginez-vous l'ambiance : les ruines, la vue sur la ville que nous dominions dans toutes les directions et les chants qui résonnent entre eux pour se faire éccho... On était tout ému !

Comme le soleil s'apprête à se coucher, nous quittons finalement les lieux et après un rapide retour à l'hotel, nous allons diner avec l'ambassdeur d'Irak. Le bougre n'avait pas de Fererro rochers, nous nous sommes donc rabattus sur un excellent restaurant libanais. Cadre magnifique, cuisine et service irréprochable; mention spéciale au serveur distribuant les pitas avec une telle joie de vivre que ça donne envie. Nous envisageons même une reconversion (et puis en fait non).

Une première journée qui se termine gourmandemant, gourgandineusement avec une gourdasse (Calou c'est pas gentils !... comment ça c'est moi qui l'ait écrit).

Demain Jarash mon slip ! (celle là elle est de Pascal)